Your presence in Apollinaire

Maintenant tu marches dans Paris tout seul parmi la foule
L’angoisse de l’amour te serre le gosier
les étincelles de ton rire dorent le fond de ta vie
L’amour dont je souffre est une maladie honteuse
Et tu observes au lieu d’écrire ton conte en prose

Et tu bois cet alcool brûlant come ta vie,
ta vie que bois comme une eau-de-vie

Vienne la nuit sonne l’heure
Les jours s’en vont, je demeure

Pour mes pensèes de tous pays de tous les temps
et de la musique
de la musique

je vous aime
comme l’insecte nocturne
aime la lumiére

Il y eut des questions si extravagantes
et des réponses tellement pleines
d’ápropos
Que c’était á mourir de rire

On se disait
au revoir
Á demain
Á bientôt

Que lentement passent les heures
comme passe un enterrement

je ne saurai plus oú me mettre
tu seras loin, je pleurerai.

Extractos de Alcoholes, Apollinaire.